PROTECTION SOCIALE


A ce jour, il n’y a toujours pas de système d’assurance santé, généralisé et obligatoire, comme c’est le cas en France.

Il existe cependant un ministère de la santé, Department of Health and Human Services, dont le chef est le Surgeon General.

 SOCIAL SECURITY


La Social Security américaine, qui a vu le jour en 1935, avec Franklin D. Roosevelt, n’a rien à voir avec la Sécurité Sociale française. Elle offre 4 prestations:

      ·       Old Age and Survivors Insurance (OASI), c’est la retraite, environ 500$, indexée sur le coût de la vie. Evidemment cette retraite est insuffisante et la retraite complémentaire, grâce aux caisses de retraites, les pension funds, mises en place dans les entreprises, est souvent nécessaire. 80% des employés à plein temps des grandes entreprises en bénéficient, soit 50% des Américains.

       ·       Disability Insurance (DI), couvre les prestations pour handicapés.

       ·       Unemployment Insurance (UI), assurance chômage versée par les états.

       ·       Medicare (depuis 1965, une initiative de Lindon B. Johnson), assurance maladie pour les personnes âgées, financée par l’Etat Fédéral.

 WELFARE


Le Welfare, est le second volet en matière de protection sociale. Il s’adresse aux personnes les plus défavorisées. Programme en 4 points:

       ·       Medicaid (depuis 1965), couvre gratuitement les dépenses de santé des plus démunis. Financement à 50% par les états et 50% par l’Etat Fédéral. Programme aujourd’hui insuffisant et pourtant le budget a été multiplié par 15 en 20 ans!

       ·       Aid to Families with Dependant Children (AFDC), allocation familiale pour les plus démunis.

       ·       Food Stamps, coupons d’alimentation.

       ·       Head Start, c’est un programme d’enseignement visant à scolariser le plus rapidement possible les enfants des milieux défavorisés.

Les responsabilités sont partagées entre l’Etat Fédéral, les Etats et les collectivités locales avec de grandes variations entre les prestations selon les région

 COUVERTURES SOCIALES PRIVEES


Les entreprises fournissent à leurs employés une couverture médicale plus ou moins complète selon la taille de l’entreprise.

       ·       Grandes entreprises, pas de problèmes, elles couvrent les salariés à plein temps, soit 80% de leurs employés. C’est une obligation qu’ont obtenu les syndicats des salariés du secteur automobile, pour eux-mêmes et leur famille, même après la retraite.

       ·       PME de 20 à 100 employés, 52% seulement bénéficient d’une couverture santé fournie par l’employeur.

       ·       PME de moins de 20 employés, 23% seulement des salariés sont couverts par l’entreprise.

Le plan de restructuration, envisagé par Bill Clinton, consistant à obliger les entreprises à prendre en charge 80% de la couverture sociale de leurs employés, inquiète beaucoup les patrons de petites entreprises. Une charge supplémentaire qui entraînerait une baisse de compétitivité...

Aujourd’hui encore, 35 Millions d’Américains (15%), n’ont aucune assurance santé.

 LA CRISE DU SYSTEME DE SANTE


Les USA sont au premier rang mondial des dépenses de santé (16% du Budget National, contre 9% en France, 6% en GB) et pourtant un Américain est moins bien soigné qu’un Européen!

1% de mortalité infantile... (23ème rang mondial), médecine préventive insuffisante, 33% des jeunes enfants ne sont pas vaccinés (BCG, polio, rubéole, oreillons, coqueluche...). Un vaccin contre la rougeole coûte $8, alors que l’hospitalisation d’un enfant non vacciné atteint $5.000. Dans le même ordre d’idée, le suivi prénatal d’une femme enceinte revient à 600 $ alors que chaque jour d’hospitalisation d’un enfant né avant terme coûte 2.500 $.

Les systèmes d’assurance médicale ne parviennent plus à faire face, les dépenses pour la santé ne cessent d’augmenter (environ 2.300 $ par an et par personne). Les compagnies d’assurances deviennent de plus en plus exigeantes, augmentent leurs primes, refusent d’assurer certains clients à risques.

Un nombre croissant d’Américains doit payer les factures de santé de sa poche. Une maladie grave peut devenir une véritable catastrophe financière. Malgré cela les honoraires libres des médecins ne cessent d’augmenter, ce qui peut s’expliquer par les primes exorbitantes qu’ils doivent payer pour se couvrir en cas de faute professionnelle (malpractice). Les médecins admettent prescrire des examens médicaux non réellement indispensables, par simple mesure de sécurité.

Il n’est pas rare d’assister à des comportements irresponsables: on ne demande des soins que dans les cas d’urgences.

  MESURES PRISES POUR ESSAYER DE CONTENIR LES DEPENSES DE SANTE


Les Health Maintenance Organisation (HMO), sont apparues, il en existe plus de 500. Ce sont des structures hospitalières privées qui regroupent les services de soins les plus courants. Ici les médecins sont salariés, les clients (les assurés) paient une cotisation annuelle déterminée.

Depuis 1983, les remboursements des hôpitaux pour les personnes relevant de Medicare, se font sur la base de tarifs forfaitaires par maladie, quelque soit le coût réel du traitement.

Quoi qu’il en soit, ces mesures ne sont pas suffisantes, l’Amérique est un pays qui vieillit, 1 Américain sur 8 a plus de 65 ans, soit 33 millions de citoyens (dont 13 millions ont plus de 75 ans), contre 1 sur 25 en 1900! A cet allongement de l’espérance de vie, correspond une demande de soins et de protection sociale plus importante, associée à l’amplification du problème des retraites:

1945   45 actifs pour 1 retraité

1990     3 actifs pour 1 retraité

2030   < 2 actifs pour 1 retraité



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